Anny SchneiderAuteure et Herboriste

Les bienfaits de la forêt

Chaque fois que j'y entre et m'y attarde,
La forêt m'accueille, bienfaisante et bienveillante,
Et j'y reçois mille messages de sagesse et d'amour.
Elle est là, apparemment fixe et comme en attente,
Mais dans le fond, elle est toujours en mouvement.

Pour les animaux à sang chaud, humains y compris,
C'est facile et même nécessaire de bouger,
Parfois très vite pour éviter d'être dévoré,
Par un coyote, un renard ou même un chasseur,
Ces tard-venus à deux pattes, les pires prédateurs...

Dans le bois, les champs ou dans la toundra,
Partout, toujours, tout croît, pousse et monte, continuellement,
Cycle de la vie bien rodé en mouvement constant,
Selon la grande loi du : naître, croître, mourir et nourrir,
Le monde qui reste, p
ar le fumier, les oeuvres et pensées que l'on laisse...

Chez les plantes surtout, tout est élévation,
Ainsi la semence devient jeune pousse en expansion centripète,
Cherchant ses forces dans la terre pour mieux s'élever vers la lumière,
Même si à peine un dixième d'entre elles deviennent arbre ou fleur,
Elles ambitionnent toutes de survivre, en semant leurs meilleures graines.

Chaque espèce veut s'étendre et se répandre, 

Même les plus primaires , lichens et les mousses,

Sont utiles et,  chez les plus avisés, humains y compris

Elles servent à soigner leurs bibittes pathogènes,

Que très souvent, ils se sont attirés par eux-mêmes,

Comme la plupart de leurs malheurs et ennuis.

Ah! La forêt : abri, oasis, refuge, garde-manger et médecin,
Tu nous a tant donné et, en retour
Nous t'avons tellement malmenée : décapée, forée, minée
Marchandisée à outrance, presque complètement ratiboisée,
Au point de nous mettre nous-mêmes en danger.

Sous tous les horizons de la terre, nous te nuisons,
Et souillons même l'air que nous respirons et l'eau que nous buvons,
Puissions-nous nous réveiller à temps,
Entendre ton chant et ta plainte à force de t'écouter,
Te connaître et te comprendre et ainsi mieux t'aimer.

Comme nous l'avons prouvé pour la Miner, notre plus ancien boisé,
C'est toujours possible d'agir et de réagir, pour que, dans cent ans encore,
Chère forêt , des petits d'humains, partout sur  terre, 

Puissent encore te regarder pousser en paix!

En attendant, apprenons tes leçons, laissons -nous  charmer 

Et que, sous tes cimes parfumées, joyeusement, cet été et à jamais, 

Allons gambader dans ce qui est maintenant NOTRE  FORÊT!

Anny Schneider, la fée des bois universelle, Shefford
Allusion au référendum victorieux de Granby le 1er avril 2007



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