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Trève de rhétorique... Cicéron a dit et écrit, Que dans un discours bien ficelé, / On peut insérer tout ceci ,/ Alors choisis, oui toi oui-oui béni,/ Rimes trop faciles que celles-ci, / Pauvres et répétitives, définitivement à bannir, // Alors abordons en aval,/ La viande du plat principal, / Celle du discours du langage, / Pour mieux mettre en relief, Les réelles intentions émises Via l’auguste canal oral.///
Analysons l’essence des règles rhétoriques De la Grèce ou Rome antique, / Et l’usage qu’on peut en tirer encore aujourd’hui. // Exercice risqué, d’ailleurs brillement repris,/ Par nombre de poètes via la plume ou leur instrument tonitruant!// Trèves de commentaires, j’y vais, /même si j‘erre,/ Balbutiante dans la conjugaison, / Qui en bon ex-cancre, me hante encore. / Lâchons la commémoration,// Commentaires détaillés d’événements passés / Et les commérages de coulisse, / Même si la rage et ses sparrages sont hélas,/ Souvent justifiés, mais rarement exprimés par le lésé…//
L’hypoptose, zoom langagier destiné à préciser sa pensée , // Interpelle l’interlocuteur aux vannes de la conscience bouchées,/ Du genre : tu préfères la paille en ballots roulés/ ou la poutre carrée, //dans l’oeil ou dans l’oreille?/ Allégories superflues ou évocations nécessaires, // Le nouveau Testament pas écrit pour les chiens et encore,// De bonnes bêtes, qui bien dressées,/ Jamais ne mordent l’innocent… ///
Abrégeons voyons, sans digressions et ellusions, / Sans disjoncter, ni déjections, siouplaît ! /// Revenons à l’essence, au sens profond du langage profond …/// Et lâchons ce fichu ON, /Terme indéfini,/ Foutoir à tout-và, pronom fadasse passe-partout, // Alors hyperbolons et, en termes concis, / Comptons les moutons, contournons les motons…// Hey, Non! // Fini le phonème On, qu’on a dit…/// Oui, mais le remplacer par qui? // Quoi, le je? // Mais qui voudrait jouer le jeu, // Serait prêt à jouter avec moi,// Me corriger sans m’annihiler, /moi Anny, // Que j’arrive à mieux m’exposer avant d’être momifiée? / Oh toi, mon plus proche prochain, // ne me reproche rien,/ Mais pars haut et loin, sinon comment serais-tu mon étoile,/ Dixit l’incompris //de Friedrich Nietzsche…//
Allons, osons ! //Communiquer, niquer et communier,// Comme tant d’autres, devenons à deux // Quelqu’un de tellement plus signifiant,/ Sujets soudés soudain d’intérêt tout-aller… // Ah! pouvoir dialoguer sans déraper,/ Savoir manier à ravir et sans rire,/ L’imprécation sans la dépréciation, // L’induction sans risquer la scission,// La conciliation sans la soumission, rêvons …///
Ah! Justement, voilà la troisième personne:/ Elle! / L’intruse,/ l’importune, /l’étrange étrangère, / Raillons–là sans vergogne, / La solo, loca pas locale, / En-dehors de la track, elle déraille, // A s’essaye même au joual, // Mais quand même, //soyons conciliants, // Elle peut servir de faire-valoir pour les boom... her, // Car au-delà d’ses failles/ de slalomeuse débutante, // Elle est tout de même pourvue de que’ques médailles…//
Mais prudence, nous, // dominantis d’ici, // Restons chiches d’ espace-temps concédé,// Les sorcières, françaises et quasi-antiques,// C’est tannant,/ pis ça attire le mauvais oeil,// Ça y est… //elle dérape encore d’aplomb, // Entre Cicéron et l’ saucisson ,// ( elle s’appelle Schneider,) // Ce qui signifie d’ailleurs en Deutsch, tailleur, / Mais après digestion et assimilation, / Vous en r’prendrez bien une autre platée,// En performance de trois minutes bien dosées ?// Allégée et tranchée plus mince,// promis,/ juré!///
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