Anny SchneiderAuteure et Herboriste



Trève de rhétorique...


Cicéron a dit et écrit,

Que dans un discours bien ficelé, /

On peut insérer tout ceci ,/

Alors choisis, oui toi oui-oui béni,/

Rimes trop faciles que celles-ci, /

Pauvres et répétitives, définitivement à bannir, //

Alors abordons en aval,/

La viande du plat principal, /

Celle du discours du langage, /

Pour mieux mettre en relief,

Les réelles intentions émises

Via l’auguste canal oral.///

 

Analysons l’essence des règles rhétoriques

De la Grèce ou Rome antique, /

Et l’usage qu’on peut en tirer encore aujourd’hui. //

Exercice risqué, d’ailleurs brillement repris,/

Par nombre de poètes via la plume ou leur instrument tonitruant!//

Trèves de commentaires, j’y vais, /même si j‘erre,/

Balbutiante dans la conjugaison, /

Qui en bon ex-cancre, me hante encore. /

Lâchons la commémoration,//

Commentaires détaillés d’événements passés /

Et les commérages de coulisse, /

Même si la rage et ses sparrages sont hélas,/

Souvent justifiés, mais  rarement exprimés par le lésé…//

 

L’hypoptose, zoom langagier destiné à préciser sa pensée , // Interpelle l’interlocuteur aux vannes de la conscience bouchées,/

Du genre : tu préfères la paille en ballots roulés/ ou la poutre carrée, //dans l’oeil ou dans l’oreille?/

Allégories superflues ou évocations nécessaires, //

Le nouveau Testament pas écrit pour les chiens et encore,//

De bonnes bêtes, qui bien dressées,/

Jamais ne mordent l’innocent… ///

 

Abrégeons voyons, sans  digressions et ellusions, /

Sans disjoncter, ni déjections, siouplaît ! ///

Revenons à l’essence, au sens profond du langage profond …///

Et lâchons ce fichu ON, /Terme indéfini,/

Foutoir à tout-và, pronom fadasse passe-partout, //

Alors hyperbolons et, en termes concis, /

Comptons les moutons, contournons les motons…//

Hey, Non!        //       Fini le phonème On, qu’on a dit…///      

Oui, mais le remplacer par qui?       //      

Quoi, le je? //       Mais  qui voudrait jouer le jeu, //      

Serait prêt à jouter avec moi,//      

Me corriger sans m’annihiler, /moi Anny, //

Que j’arrive à mieux m’exposer avant d’être momifiée? /

Oh toi, mon plus proche prochain, // ne me reproche rien,/

Mais pars haut et loin, sinon comment serais-tu mon étoile,/

Dixit l’incompris //de  Friedrich Nietzsche…//

 

Allons, osons ! //Communiquer, niquer et communier,//

Comme tant d’autres, devenons à deux //

Quelqu’un de tellement  plus signifiant,/

Sujets soudés soudain d’intérêt tout-aller… //

Ah! pouvoir dialoguer sans déraper,/

Savoir manier à ravir et sans rire,/

L’imprécation sans la dépréciation, //

L’induction sans risquer la scission,//

La conciliation sans la soumission, rêvons …///

 

Ah! Justement, voilà la troisième personne:/ Elle! /

L’intruse,/ l’importune, /l’étrange étrangère,  /

Raillons–là sans vergogne, /

 La solo, loca pas locale, /

En-dehors de la track, elle déraille, //

A s’essaye même au joual, //

Mais quand même, //soyons conciliants, //

Elle peut servir de faire-valoir pour les boom... her, //

Car au-delà d’ses failles/ de slalomeuse débutante, //

Elle est tout de même pourvue de que’ques médailles…//

 

Mais prudence, nous, // dominantis d’ici, //

Restons chiches d’ espace-temps concédé,//

Les sorcières, françaises   et quasi-antiques,//

C’est tannant,/ pis ça attire le mauvais oeil,//

Ça y est… //elle dérape  encore d’aplomb, //

Entre Cicéron et l’ saucisson ,// ( elle s’appelle Schneider,) //

Ce qui signifie d’ailleurs en Deutsch, tailleur, /

Mais après digestion et assimilation, /

Vous en  r’prendrez bien une autre platée,//

En performance  de trois minutes bien dosées ?//

Allégée et tranchée plus mince,// promis,/ juré!///

 

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