Anny SchneiderAuteure et Herboriste

T'iras loin!

Hé, Ho ! Écoutes-moi deux minutes, mon grand,
En vieillissant, c'est sûr, de moins en moins souvent, 
Mais je serai à jamais, moi, Mimile, ta maman :
Toi, tu seras toujours mon fiston, et tel un lumignon,
Tu te détaches déjà de la moyenne du troupeau ;
Quand tu t'avances, que tu t'animes et que tu fais le beau,
Pour te faire admirer et encourager, 
Mais, je le sais, aussi pour partager
Avec aplomb et bonhomie, ton amour infini de la vie.

Emile, tu l'sais, dans le fin fond, que t'es bon,
Et que t'iras loin , si tu le veux bien, 
Pas juste parce que t'es le mien,
Mais aussi parce que tu l'as, le don,
Et vraiment, si tu fais pas le con,
J' te le répète, fiston,
T'iras loin, si tu fais les liens,
Entre le dedans, le dehors, hier et demain...

Je l'sais moi , ta Mater,
Aussi vrai que j'ai connu la galère,
J'te l' dis, mecton, qu'au fond,
Si t'écoutes vraiment le son,
De ton palpitant bien profond,
Et que ton cerveau s'y met aussi,
Comme il faut, dans l'ton,
Que tu sais aimer,vraiment, à fond de train,
Pis que tu bosses un bon brin, c'est certain,
Pas de doutes, fiston, t'iras loin, t'iras loin !

Anny Mom (pas encore momie) Schneider, Shefford février 2005.

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